GDR

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Présentation du domaine

Le domaine de la conception des systèmes sur puce, systèmes embarqués et objets connectés est un domaine clé pour la Société de l’Information et de la Communication dans laquelle nous vivons, et plus particulièrement pour insuffler, accompagner et soutenir la mutation numérique. Les frontières du domaine s’étendent de la recherche sur les nouveaux composants micro-nanoélectroniques / photoniques, à la recherche sur le calcul avancé et la gestion de l’information et de l’énergie, liée aux enjeux de l’informatique pervasive. De plus, il requière de la continuité entre ces grandes disciplines, intégrant les nouveaux dispositifs dans de nouvelles architectures et de nouveaux paradigmes de calcul (haute-performance, embarqué), de nouveaux moyens de stockage des informations, de nouveaux média de communication (RF et optique) et d’interaction (capteurs et actionneurs).

Les recherches dans le domaine des systèmes sur puce, fortement liés à l’évolution des technologies d’intégration, ont ouvert la voie à la création et à l’essor d’objets devenus maintenant indispensables : les cartes à puce, les smartphones et les tablettes (convertisseurs de données, transceivers RF CMOS, imageurs haute-résolution…), l’accès internet très haut-débit (ADSL2+, FTTH, LTE / 5G), ou encore les centres de calcul haute performance et les centres de traitement de données (architectures mémoires, communication très haut-débit, parallélisme massif…), qui sont au coeur de la mutation numérique. Les travaux sur les systèmes sur puce sont aussi en interaction forte avec le monde socio-économique (STMicroelectronics, Thales, NXP, Valeo, Bull, Airbus Defense & Space, etc., sans oublier les nombreuses PME/ETI de ce secteur économique…).

Ce GdR est par essence au coeur même de cette révolution numérique que nous vivons tous les jours. Naturellement, il s’articule avec les défis des composants et du calcul avancé, mais également avec (i) l’internet du futur et des objets en ce qui concerne l’infrastructure de communication, (ii) la robotique en ce qui concerne les systèmes cyberphysiques, (iii) la cybersécurité en ce qui concerne les techniques matérielles-logicielles pour la sécurité et la robustesse des systèmes intégrés.

Historique

Le GdR SOC2 s’inscrit à la suite de plusieurs groupements de recherches soutenus par le CNRS depuis la fin des années 70 :

  • Le « Groupement Circuits Intégrés Silicium » (GCIS) de 1979 à 1992, qui incluait un axe « Conception et CAO » ;
  • Le GdR « Architectures de Machines Nouvelles » (AMN) de 1989 à 1995, qui était centré sur les architectures et les outils logiciels associés, en allant jusqu’à leur réalisation électronique ;
  • Les GdRs « Groupement Architecture Physique sur Silicium » (GAPS) et CAO, de 1993 à 1999 ;
  • Le Réseau Thématique Programmé sur les « Systems on Chip » (RTP SOC) de 2001 à 2004, avec en particulier les Actions Spécifiques « Consommation », « Nouvelles Technologies », « Systems on Chip Analog and Mixed Signal » (SOC-AMS), SOCLIB, « Operating Systems », « Architectures Reconfigurables Dynamiquement » et « Test » ;
  • Le Comité d’Experts « Systems on Chip » de 2004 à 2006.

Le GdR SoC-SiP a été créé en 2007, avec Michel Renovell (LIRMM) comme directeur et Alain Greiner (LIP6) comme directeur-adjoint, et avec des Groupes de Travail principalement issus des Actions Spécifiques du RTP SOC, plus une thématique nouvelle concernant les « Systèmes Hétérogènes ». Il a été renouvelé en 2010 avec Michel Robert (LIRMM) comme directeur et Yann Deval (IMS) comme directeur-adjoint, puis en 2014 avec Patrick Garda (LIP6) comme directeur et Patrick Girard (LIRMM) et Ian O’Connor (INL) comme directeurs adjoints. En 2015, le GdR a accueilli les équipes architectures et temps réel du pôle « Architecture » du GdR n° 725 ASR (Architectures, Systèmes, Réseaux) qui est devenu le GdR RSD (Réseaux et Systèmes Distribués).

Pour la communauté SOC2, ce GdR constitue la structure nationale d’animation de la recherche, en complément de l’Unité Mixte de Service « Circuits Multi-Projets » (UMS 3040 CMP, créée en 1981) qui fournit principalement un accès aux technologies de fabrication de circuits intégrés, et du « Centre National de Formation à la Micro-électronique » (CNFM, créé en 1981) pour la formation et l’enseignement.